À force de racler le béton, au rabot ou au racleur, la surface devient glacée avec le temps et le rainurage n’est plus assez efficace.
La scarification consiste à enlever une épaisseur de 3 à 4 mm sur toute la surface du béton, et notamment dans les inter-rainures lorsqu’un rainurage a été effectué au préalable.
La scarification diffère du rainurage par son aspect et son sens d’accroche.
Au lieu de sillons parallèles, la scarification forme des stries tous les 15 mm, ce qui procure une accroche optimale dans tous les sens, contrairement à un rainurage.
Quand choisir la scarification plutôt que le rainurage ?
La scarification est recommandée dans les cas suivants :
- Après un premier rainurage : avec le temps, le rainurage devient moins efficace et les inter-rainures deviennent glacées
- Béton à forte pente
- Parc d’attente lavé au surpresseur ou à haute pression
La scarification : comment ça marche ?
Nous utilisons des automotrices équipées de tambours à molettes carbure qui tournent à 1 500 tours par minute. Elles viennent percuter le béton en surface pour le déglacer sur 3 à 4 mm d’épaisseur et rendre ainsi la surface rugueuse.
Où scarifier dans votre exploitation ?
La scarification est le plus souvent effectuée dans les couloirs d’exercice, les box de vêlage ou les parcs d’attente.
Points forts de la scarification :
✓ Une accroche multidirectionnelle
✓ Régularise la planéité du sol
Un rainurage consiste à réaliser des sillons dans le béton, sur une profondeur de 10 à 12 mm. Une scarification consiste à enlever 3 à 4 mm sur toute la surface.
La scarification enlève une épaisseur de 3 à 4 mm. Elle n’est pas dangereuse pour la dalle tant que l’on ne touche pas à la structure ferraillée de type treillis.
Oui, nous pouvons effectuer un rainurage derrière une scarification, à la condition qu’il n’y ait pas de rainure trop profonde dans ce béton.
Non, car nous utilisons de l’eau, qui sert à refroidir les outils carbure et à limiter la poussière. C’est pourquoi nous vous demandons de prévoir un robinet d’eau à proximité du bâtiment lors de l’intervention.
Cela dépend des agrégats présents dans le béton, de la dureté des cailloux et de la fréquence de raclage. En général, une scarification peut durer de 2 à 10 ans.


